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La chronique de la semaine : crise climatique, où en sommes-nous ? Par Astrid, secrétaire générale de l’APA.

L’Action Protection Animale s’est rendue à la COP de la région Île-de-France afin d’entendre les objectifs climatiques énoncés par des acteurs – engagés pour la plupart dans le processus qui produit la catastrophe en cours – industriels et politiques.

Les réponses données par ces grands opérateurs sont celles de la conciliation, d’un mariage entre le développement, le climat et l’environnement. On nous demande de faire confiance, et de nous résigner à attendre des solutions technologiques pour continuer de faire la même chose « en mieux », c’est à dire de façon un peu moins impactant sur le réchauffement climatique et la biodiversité. Mais le réchauffement climatique est déjà là, menaçant une partie des populations animales (dont une partie de la population humaine) de la planète. La disparition rapide de nombreuses espèces de mammifères, d’insectes, d’oiseaux et de poissons peut concerner à brève échéance l’espèce homo sapiens. La terre et un certain nombre de ses habitants continueront à vivre après nous sous des formes qui nous sont inconnues. Mais le monde vivant duquel nous sommes participants ne pourra repousser la menace qui pèse sur lui qu’en redéployant l’ensemble de l’activité humaine dans une régénération de la biosphère et des relations avec la totalité des autres habitants de la planète. Ceci ne semble pouvoir se mettre en œuvre qu’à partir d’une rupture profonde avec une façon de vivre et de produire qui considère l’ensemble du monde vivant et son habitat terrestre et spatiale, qui nous considère en tant qu’espèce, qui considère l’ensemble des espèces et des règnes, comme des ressources. C’est avec cette façon d’habiter notre planète qu’il faut rompre pour affirmer une présence dans la vie en coopération avec l’ensemble des autres modalités de la vie.

Nous ne pouvons plus employer un vocabulaire conciliant. C’est pourquoi l’Action Protection Animale a décidé d’allier ses combats pour les animaux avec ceux pour l’environnement. Nous nous devons d’avoir une vision globale de la situation.

A ce titre l’Action Protection Animale a déposé des plaintes contre les entreprises Nestlé et Lafarge. Ces géants de l’industrie ne peuvent pas continuer de conduire des actes criminels dans le silence.
Concernant notre plainte contre l’entreprise Lafarge, celle-ci concerne les faits en date du 27 août 2020 où des images montrent une pollution industrielle de la Seine par le groupe cimentier LAFARGE. Ces dernières ont été filmées et diffusées sur les réseaux sociaux et largement reprises par la presse.

Ces images tournées par le média BRUT. montrent un camion à Béton de l’entreprise Lafarge déverser dans une cuve dédiée à cet effet des milliers de litres de boue polluée par ce qui semble être des résidus de ciment. Un peu plus loin, on voit cette même boue lourdement polluée traverser les parois de la cuve et se déverser directement dans la Seine. L’entrepôt LAFARGE où se trouve la cuve défectueuse se situe sur leur site de Bercy, dans le 12ème arrondissement de Paris.

Ensuite, concernant la plainte contre l’entreprise Nestlé, elle vise les faits qui se sont déroulés dans la nuit du 9 au 10 aout 2020 où des rejets de boues polluantes ont émané de la station d’épuration de l’usine Nestlé sise à Challerange dans les Ardennes qui se sont déversés sur près de 8 kilomètres dans le cours de l’Aisne.

Tony Do Rio, le directeur de l’usine en question, a reconnu les faits dans un communiqué évoquant « le débordement ponctuel et involontaire d’effluents de boues biologiques, sans présence de produits chimiques » sur « une durée inférieure à trois heures ».

Ce débordement a décimé la faune et la flore du cours d’eau sur près de 7 kilomètres. Plusieurs tonnes de poissons ont été retrouvés morts tandis que des milliers d’autres continuent de se décomposer dans le cours d’eau, entretenant sa pollution. Des espèces protégées ont également été touchées telles que l’Anguille ou la Lamproie.

Toutes ces espèces, animales et végétales, habitent un coin de terre, de rivière et d’air. L’empoisonnement de leur biosphère ne peut pas n’être qu’un regrettable incident, mais doit bien être ressenti et perçu rationnellement comme une destruction d’une partie de nous-même.

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