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Déchets nucléaires : pas de solution

Le nucléaire n’est pas une énergie propre et va laisser un héritage lourd de conséquences pour la nature et les générations du vivant à venir.

Mercredi 4 novembre 2020 est paru la première édition du Rapport mondial sur les déchets nucléaires (version française) permettant ainsi d’établir des éléments de comparaison entre différents pays concernant les modes de gestion de ces déchets.  Ce rapport tend à dresser un état des lieux de la situation des déchets nucléaires et en particulier sur la situation en Europe. Alors que les pays classifient et répertorient différemment les déchets nucléaires, « L’objectif de ce rapport est de combler des lacunes de la recherche et de permettre une comparaison internationale, sans formuler de jugement ni de recommandation politique », précise Arne Jungjohann, expert des politiques énergétiques et coordinateur du rapport, au journal Le Monde.

Pour rappel, concernant les déchets de faible et moyenne activité, les 142 réacteurs européens (hors Russie et Slovaquie) actuellement en activité ont produit depuis leur mise en marche environ 2,5 millions de m3. Si la majorité d’entre eux est stockée de manière définitive, le démantèlement futur des réacteurs devrait produire au moins 1,4 million de m3 de déchets supplémentaires, précisent les auteurs du rapport. 

A cela s’ajoute plus de 60 000 tonnes de combustibles usés alors déposées en Europe. Ces déchets sont certes peu importants en volume mais sont les plus radioactifs c’est-à-dire les plus dangereux avec une durée de vie de plusieurs centaines de milliers d’années. En France notamment ces déchets de haute activité ne représentaient fin 2016 que 0,2 % du volume de déchets mais pour 94,9 % de la radioactivité.

En somme, s’agissant du parc nucléaire européen seulement, la production de déchets nucléaires sur toute sa durée de vie (les déchets liés à l’exploitation, au démantèlement et les combustibles usés) est estimée à 6,6 millions de m3.  Selon les experts du rapport « Si tous ces déchets étaient entassés au même endroit, ils rempliraient un terrain de foot de 919 mètres de hauteur, dépassant de 90 mètres l’immeuble le plus haut du monde, le Burj Khalifa à Dubaï »

La France est responsable de 30 % de ce volume, la Grande-Bretagne 20 %, l’Ukraine 18 % et l’Allemagne 8 %. Selon les experts, ces 4 pays concentrent 75% du total.

Aucune solution ne permet de maîtriser la gestion des déchets radioactifs. 

A La Hague aujourd’hui, la capacité de retraitement des déchets du secteur nucléaire est à saturation et toutes les piscines de retraitement sont engorgées (il y est stocké l’équivalent de 110 cœurs de réacteur nucléaire) et le flux continu d’arrivée de nouveaux déchets constitue un risque environnemental majeur car la situation de l’usine augmente sans cesse la probabilité d’un accident nucléaire.

Demain, à travers les nouveaux projets de site d’enfouissement tel celui de Bure par la construction d’un sarcophage géant : Cigéo « est le projet français de centre de stockage profond de déchets radioactifs. Il est conçu pour stocker les déchets hautement radioactifs et à durée de vie longue produits par l’ensemble des installations nucléaires actuelles, jusqu’à leur démantèlement, et par le traitement des combustibles usés utilisés dans les centrales nucléaires. La gestion des déchets radioactifs à vie longue implique de grandes échelles de temps : le centre fonctionnera pendant plus d’un siècle et assurera la protection de l’homme et de l’environnement sur des centaines de milliers d’années ».  Ce n’est pas l’Action Protection Animale qui le dit évidemment c’est Cigéo. Et toujours la même arrogance, la même foi dans l’infaillibilité des dispositifs technologiques. L’A.P.A s’oppose à considérer et reconnaître le sarcophage de Bure comme une solution pour l’environnement naturel.

La question est simple : l’énergie nucléaire, certes « décarbonnées », nécessite des dispositifs gigantesques qui de la production jusqu’à la gestion, ne peuvent garantir, malgré un déploiement insensé des moyens de sécurisation des sites et des transports (sécurité des matériaux, sécurité des sites, sécurité des technologies, sécurité du contrôle social…), la sûreté pérenne de la vie. 

Or la seule vraie sécurité pour notre espèce est de garantir notre environnement naturel, de respecter l’habitat des autres espèces vivantes, d’assumer notre responsabilité (issue de la façon dont nous avons mené notre histoire en tant qu’homo sapiens) d’assurer à l’ensemble des habitants de toutes espèces de la planète une terre vivable, et non une gigantesque bombe à retardement.  A ce point du cheminement de l’humanité, la production d’énergie pour le compte de l’espèce humaine doit se faire à l’aune de notre impact sur l’écologie de l’ensemble du vivant. Dans ce sens, Action Protection Animale condamne les productions energivores et les énergies aux processus de production incontrolables. 

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