La lâcheté humaine n’a décidément aucune limite. Quatre chiots, âgés de seulement quelques jours, ont été abandonnés dans un carton, en pleine nuit.
C’est l’équipe de la clinique vétérinaire de Livry-Gargan qui a fait cette terrible découverte, en allant relever son courrier : un carton posé à côté de la boîte aux lettres, avec à l’intérieur quatre chiots, si petits qu’ils n’avaient même pas encore les yeux ouverts. Ils étaient là depuis des heures, sans nourriture, sans la chaleur corporelle de leur mère, essentielle à leur survie.

Face à l’urgence, l’équipe vétérinaire les a immédiatement réchauffés et nourris au biberon, en attendant qu’Action Protection Animale prenne le relais.
Malheureusement, l’un des bébés n’a pas survécu.
Action Protection Animale a déposé plainte pour abandon, et nous espérons que les images de vidéosurveillance permettront d’identifier le ou les responsables.
Les trois petits survivants ont rejoint l’un de nos partenaires, où ils seront biberonnés jour et nuit, jusqu’à ce qu’ils puissent rejoindre des familles ayant déjà des chiens, afin de leur transmettre les codes canins qu’ils n’ont pas pu recevoir, faute d’avoir été arrachés à leur mère si tôt.
Abandonner des êtres aussi vulnérables est une lâcheté révoltante, autant envers eux que leur mère. D’autant plus que des solutions existent.
La stérilisation permet d’éviter les portées non désirées et, trop souvent, les drames comme celui-ci.
Quand on n’est pas capable d’assumer un animal, on ne le prend pas. Abandonner lâchement des nouveau-nés arrachés à leur mère n’est pas un acte d’amour, c’est une façon de fuir ses responsabilités et de laisser la charge à d’autres.
C’est un abandon lâche, cruel, impardonnable.
Ce sont eux, leur mère, et toutes les personnes qui vont être mobilisées qui paieront le prix, parce que des irresponsables n’ont pas encore compris qu’une femelle non stérilisée et un mâle non castré donnent naissance à des bébés.
Par pitié, faites stériliser vos animaux. Les refuges débordent de “portées non désirées” et d’abandons ignobles, alors qu’à 12 ans, nous sommes tous en mesure de comprendre le concept de la reproduction et ses conséquences.